La douleur de la disparition de ceux qu’on aime, la comprendre pour la dépasser

La souffrance est un gouffre, une tornade, une explosion, un tombeau qui se referme sur nous. Chacun à notre manière, nous la vivons et nous en ressortons brisés, en morceau.
Parce qu’aujourd’hui la douleur de la perte me rejoint, pour qu’elle ne soit pas inutile, je l’étudie, la scanne, l’analyse.
Je décortique tout ce qui se passe en moi quand la vague de douleur me rejoint après le départ cette nuit d’une toute petite chienne qui était ma compagne depuis 12 ans.
Lorsqu’elle s’est endormie, j’ai eu ce ressenti qu’une porte se fermait sur un morceau de ma vie, un pan entier. 12 ans pendant lesquels je suis passée de 39 à 51 ans, d’un enfant à trois, et d’un mariage que je pensais durable à un divorce, d’une vie paisible et confortable à rien et tout à refaire, de la boîte dans laquelle j’avais enfermé toutes mes facultés à leur explosion aujourd’hui. Il y a devant moi, une autre porte, ouverte, que j’ai du mal à franchir, parce que je sais qu’elle ouvre sur un autre avenir, sans balise, inconnu encore, qui m’emmenera plus loin au devant de moi même. Alors, le temps de prendre le courage de poser le pied de l’autre coté, j’analyse.
La douleur qui me serre à l’intérieur comme pour me broyer et qui explose juste après comme si mon corps n’était que minuscules morceaux de souffrance.
Les souvenirs qui montent et le « ma puce » qui fait monter le raz de marée, si fort. Ce « ma »possessif qui fait tant vibrer  ce qui fait mal, le manque. Je me dis que la douleur est liée au degré de possessivité que nous ressentons. Même si nous ne pensons pas que l’autre nous appartient, nous nous l’attachons, nous le lions à nous, et sa perte devient cet arrachement qui fait si mal, ce gouffre que l’on sent s’ouvrir à nos côtés.
Le besoin de rendre hommage, de marquer le souvenir de celui qui vient de s’absenter pour toujours, une autre source de douleur intense, de celles qui font monter les larmes si vite et qui nous noie dans la vague, le tourbillon, c’est la perte qui nous emporte sans que nous puissions nous rattacher au bord.
Lorsque la douleur arrive, comme je crois en la Lumière et en l’Ombre, comme je sais que cette douleur va alimenter l’Ombre, je demande à la Lumière de la prendre, la douleur est Energie, elle aussi, et de faire de cette Energie, une énergie de Lumière avant que l’Ombre ne s’en empare, ne s’en repaisse. Et alors, la vague s’apaise, un océan de douceur et de paix m’enrobe, m’endort, m’apaise et je peux reprendre pied, chaque fois un peu plus, meme si la mort si proche, fait que pour quelques jours, je sais que les vagues qui font mal, le feront de plus en plus profondément. Peut-être cette analyse, cet appel à l’aide à la Lumière vont ils avoir un effet salvateur?
En tout cas, cette épreuve va m’aider à grandir, à appréhender toutes les autres séparations définitives qu’humains nous ne pouvons vivre sans souffrir.
Je suis humaine, je pleure, j’ai mal, j’aime et j’ai aimé, ce que je vis me montre que je suis toujours humaine, moi qui, medium, toujours ou presque plongée dans l’Energie, finit par ne plus l’etre vraiment.
Ultime cadeau de celle qui me laisse sur mon chemin, cette conscience de mon humanité, profonde, réelle, aimante surtout.
Alors je vais continuer l’analyse, décortiquer le mécanisme de la souffrance pour pouvoir le dépasser, si je le peux aussi, en aider d’autres à le dépasser, à éviter les pièges que nous tend ce qui fait mal, ces souvenirs possessifs, ce besoin d’ancrer le lien physique qui vient de se rompre par la force des choses, le vide que provoque la conscience que le temps s’est écoulé, qu’un morceau de nos expériences est fini, et qu’il va en démarrer un autre.
Perdre la douleur et perdre la peur. Déjà, je sais que je souffre moins qu’à une plus lointaine époque, je peux penser à celui qui est parti, à la paix qu’il a rejoint, à la souffrance qui ne sera pas ou plus, et celà me permet d’être bien plus en paix avec moi même. Je pense à nos moments partagés, qui m’ont fait tant de bien, et celà aussi m’apaise, parce que le bonheur est apaisant, je sais déjà ne pas passer au delà de ce souvenir pour en sentir le manque, ne pas retourner à la torture, rester dans la douceur du souvenir le temps que le terrible trou se remplisse, que le gouffre du manque s’atténue.
Apprendre à comprendre la douleur pour qu’elle cesse d’être un jour, sans doute.
Parce qu’alors, elle n’aura plus de combustible, plus de raison d’être et que ce faisant, nous aurons encore grandi, et je pense fait un pas de géant vers la Paix avec nous même et vers la Lumière.
Lumière et Amitié!
Mao

À propos de Mao

Energéticienne, passionnée par les autres et l'étude de l'Energie sous toutes ces faces.

Voir tous les articles de Mao

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus