Quand l’autre dit « je ne t’Aime plus »..

Il y a la mort de l’autre, arrêt  brutal, soudain, innaceptable pour celui qui hier encore ou ce matin souriait au bonheur. Alors vient le temps des pleurs et ensuite celui du deuil. Puis, le plus possible, celui de la reconstruction.

Et puis il y a, la fin, celle que l’on entend un beau matin, ce « je ne t’Aime plus » qui résonne dans notre tête sans fin comme si ces mots là étaient étrangers, comme si quelque chose devant nous venait de disparaitre, notre paysage familier, celui dont nous pensions qu’il n’aurait jamais de fin.

Il y a ces sourires échangés par dessus la table, cette main complice qui se glisse dans la votre, ces bras qui vous entourent et dans lesquels il fait si bon se lover, cet être que vous serrez contre vous et qui se blottit contre votre cors, cette chaleur, cette respiration paisible du dormeur, qui dans la nuit, ou au reveil, fait tant de bien à votre coeur, vous fait Vivre et être Heureux.

Il y a vos yeux, vos pensées, vos mots, il y a l’autre qui est toute votre vie, tout votre présent, tout votre avenir.
Et soudain, en face de vous ,ou à coté de vous, de vive voix ou par message écrit, il y a ce couperet qui  tombe, brutal, mortel : »je ne t’Aime plus ».

Alors commence la longue marche vers l’enfer. Ne pas y croire, ne pas vouloir y croire, chercher desespérement un signe, si petit, si infime soit il,  d’une trace d’amour. Il-elle ne peut que vous Aimer, cet Amour est caché, enfoui, c’est de l’incompréhension, un blocage, une crise, une rebellion, c’est tout ce qu’on veut mais l’Amour est, son Amour est là pour vous, le votre est là, si fort, tout n’a pas pu s’arrêter comme ca, brutalement, si brutalement!

Alors, vous entendez la litanie de l’Amour qui s’est éteint doucement, du changement, des excuses, des raisons, ou vous n’entendez rien parce que, pour l’autre, le silence suffit.Ce silence qui s’est installé de toute façon, dans ses yeux qui ne vous voient plus, qui ne vous regardent plus, où cette étincelle là, celle de votre vie, n’est plus. Ces mots de tendresse qui ont disparu, ces gestes qui ne vous rejoignent plus.

Traverser la douleur, refuser, accepter mais ne pouvoir y croire, tout un long chemin, si long pour celui qui souffre, n’est ce pas? Et puis se décider enfin, comme l’on quitte le tombeau de celui qui est mort, de commencer le deuil, le terrible, l’impossible deuil, car il-elle est toujours vivant.

Si vous vous séparez, vous parviendrez au bout des nuits de larmes, au bout des matins le long desquels on se force à se lever, à affronter le jour, un autre jour sans lui-elle, à faire ce deuil et à laisser l’automne de l’amour recouvrir la tombe qui en garde le souvenir.Mais si vous travaillez à coté, si vous habitez à coté, ou avec, parce que.. les enfants, la vie, … toutes ces terribles choses qui rendent la séparation salvatrice si difficile, il vous faudra faire le deuil de celui qui est toujours bien vivant, en face de vous, riant à d’autres, pensant à d’autres, vivant pour d’autres ou pour lui-elle même, mais plus pour vous.

Il vous faudra partager avec l’étranger que vous découvrirez à votre coeur défendant en face de vous. Il vous faudra voir les souvenirs affleurer à la conscience au détour d’une phrase, d’un geste, d’un regard.

Le long travail de la souffrance de celui-celle qui aime et qui a perdu l’amour de l’autre, c’est aussi et peut être surtout celà. Combien l’ont vécu, combien le vivent, combien le vivront…

Nous parvenons tous à ce détachement final, à dépasser l’épreuve, à voir ce qui a été l’essence même de notre vie, sa raison, disparaître en nous aussi.
C’est là que sans que nous ne nous en rendions compte avant, la partie la plus difficile, la plus douloureuse est. L’Amour qui ne reçoit plus de retour est une des plus terribles épreuves de la vie, mais voir ce qui a été si fort devenir néant en nous aussi l’est plus encore. Il nous reste la tristesse, le vide de ce qui a été détruit, l’odeur et la poussière des ruines, l’approche du néant dans toute sa puissance.

Qu’est on? Que devient on lorsque notre lutte pour y croire encore cesse? Nous ne redevenons pas nous même, nous devenons un être neuf, différent. Nous ne le croyons pas, mais nous pouvons, courageusement, lentement, repartir vers la vie.La seule question qui nous habite et qui peut nous habiter longtemps est  » vers quelle vie? » Pour que cette question ouvre la porte sur une réponse qui sera un arc en ciel, il faudra que notre route croise celui ou celle qui saura nous donner la tendresse, l’attention, l’amour qui peut panser une telle blessure.

Heureusement, le monde est vaste et les êtres nombreux et ce il-elle, il faut y croire si on le souhaite bien sur, mais si on le souhaite, alors il existera.Et nous pourrons recommencer une belle, une magnifique, une unique histoire d’Amour.

Je vous souhaite qu’elle soit éternelle!

Amitié et Lumière!
Mao

À propos de Mao

Energéticienne, passionnée par les autres et l'étude de l'Energie sous toutes ces faces.

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