La souffrance, la douleur et le chemin de la libération

Cachons nous notre souffrance ou l’exposons nous à l’autre, aux autres?
Combien ont appris à ne pas montrer leurs pleurs, leur douleur?
Combien connaissent cette leçon apprise à l’enfance, à travers les moqueries, les haussements d’épaule, l’indifférence, voir les remarques blessantes des proches aux pleurs qui essaient d’évacuer la douleur, physique mais aussi morale?
Lorsque la confiance absolue de l’enfant en l’adulte est ainsi trahie, bafouée, balayée?

Alors adultes, que faisons nous? Nous ravalons nos larmes, nous cachons nos blessures, nous laissons macérer ce qui fait si mal, ses plaies qui ne guérissent pas ou presque, ces couteaux enfoncés qu’un rien retourne.

« Sois sage oh ma douleur et tiens toi plus tranquille » écrivait Baudelaire, nous cultivons, encore et encore cette phrase là en nous.
Combien sont devenus presque incapable de sortir les larmes, les cris, l’arme plantée, ancrée en eux et qui les étouffent?
Je fais partie encore parfois de ceux là, lorsque la douleur est trop forte, trop profonde.

Si cette douleur là vient rappeler l’enfant qui n’avait que ses yeux et ses larmes pour voir, comprendre, devoir accepter que la foi aveugle qu’il avait en l’autre pouvait voler en éclat, que cette foi aveugle, cette confiance totale, pure, sans tache, servait à l’autre à jouer, à mentir, à nier.

Hurler « j’ai mal » au fond des bois, au coeur des champs, loin, si loin de tous et de tout.
Pleurer à ne plus voir la route, lorsque l’on est enfin seul au volant, pousser l’accélérateur parfois un peu trop fort comme pour écraser cette tenaille qui nous broie, nous brise, se mettre en danger, jouer avec sa vie, parce que la douleur l’emporte et que la faire disparaître devient si impératif en nous.

Lorsque j’ai trop mal à mon être, je rêve d’un lieu, ailleurs, solitaire, pour pouvoir y faire exploser ce volcan de douleurs, de non être qui m’a envahi, qui m’étouffe, me broie, me brise.
Mais la vie ne choisit pas toujours cette voie, et alors, la lave ne fait que suinter par quelques brèches, que je referme vite ou que je cache sous le masque placide de celui qui est vide. J’ai tant appris à me cacher, surtout me cacher, pour ne pas souffrir plus des réactions auxquels je ne pourrai échapper et qui feront encore plus mal.

Et c’est là que nait le travail, encore un, sur soi même, le chemin de la délivrance, de la douleur, comme de soi même, parvenir, je ne crois pas que ce soit à « oser », mais plutôt à dépasser, l’empreinte si forte des vieux souvenirs, cette empreinte qui a marqué en nous ce conditionnement si ancré, de ne pas pouvoir faire éclater cette douleur, lorsque l’on a mal, si mal, que la sensation que notre corps, notre esprit, notre âme explose, s’éparpille, se morcelle en milliards de morceaux tous plus coupants les uns que les autres.

Il n’y a qu’un remède je crois, à la douleur, qu’un pansement, qu’un baume : l’Amour. Mais lorsqu’il vient à manquer, alors, que faire?

Trouver la voie de la sortie, trouver le moyen de se libérer de tout ca, enfin.
Et s’en souvenir pour si, un jour, alors que l’on voudrait que cela soit jamais, la douleur revienne.

Apprenons, peut être un des derniers pas sur nous même, un des derniers pour oser être et s’affirmer, dire, oui, j’ai mal et je le montre, et parce que nous ne tairons plus, ne cacherons plus, peut être bien, souffrir moins à l’avenir.

Amitié et Lumière!
Mao

À propos de Mao

Energéticienne, passionnée par les autres et l'étude de l'Energie sous toutes ces faces.

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