Souffrir dans sa tête à exploser, ca vous parle? On dit dépression?

Souffrir, avoir mal, pas au corps mais au coeur, à l’ame, bien que quand la tête va mal, le corps suit n’est ce pas?


Souffrir, cet incommensurable gouffre qui nous absorbe, cette descente aux enfers qui n’a pas de fin, ces pas que l’on fait l’un après l’autre, jour après jour mais qui nous coutent tant.


L’envie ou plutot l’absence d’envie, qui donne cette fatigue, ce manque de gout, ce silence qui nous enferme.


Il y a un moment pour tenir, un moment pour endurer et un moment pour avoir à peine la force de résister au néant qui nous emmene.


Quand la douleur fait pointe, vrille, serre la gorge et fait naitre les larmes, n’importe où, n’importe quand, quand le silence n’est pas qu’extérieur mais devient intérieur, comment sortir de ce monde mort là, comment mettre les pieds au delà du désert qui nous envahit et qui nous entoure?

 La depression tue, elle endort, elle fait mourir en nous le gout de vivre. La dépression se cache, sournoise, elle se tapit et etend ses pinces une à une pour mieux nous déchire.

La depister, reconnaître cette fatigue, ce manque de gout, ces larmes, ne pas penser que ce n’est qu’un passage à vide, même s’il a sa raison d’être. Appeler à l’aide sans penser que personne ne répondra, il y aura toujours une personne, une seule.

La dépression tue parce qu’elle nous laisse croire que nous sommes totalement, profondément seuls et alors nous nous laissons emporter sur sa vague pour aller mourir au fond de son océan.

 Cela vous parle? alors parlez, dites, racontez, aidez celui qui  nous lira et qui comprendra, avant que, pour lui aussi, il ne soit trop tard.

Amitié et Lumière!
Mao

À propos de Mao

Energéticienne, passionnée par les autres et l'étude de l'Energie sous toutes ces faces.

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Une réponse à “Souffrir dans sa tête à exploser, ca vous parle? On dit dépression?”

  1. Krn Dit :

    Qui connait ça ?
    Se coucher avec une fatigue écrasante et se rendre compte que la nuit n’a rien effacé ?
    La bête qui enserre le coeur et le souffle à la moindre émotion ?
    Pas envie de… tout, rien, pas envie tout court. Juste mettre la tête sous la couette et ne plus rien voir. La vie couleur néant.
    Chercher au delà de son horizon celui qui aura vécu et tendra la main. Dernier espoir car celui qui sombre dans cet état n’appelle plus au secours. Il attend ce qui va l’emporter, sans cri malgré la douleur. La souffrance morale est une torture moquée, non reconnue, elle n’a pas de raisons, ni d’origine, donc pas d’existence.
    Angoisse et mal être n’ont de vie que pour celui qui en est prisonnier. Pour les autres, ceux qui se disent forts, ce ne sont que des mots qu’on peut rayer. Ils ne couvrent rien d’autre que des chimères, des nuages qui ne font peurs qu’aux enfants, et le rire des ignorants est sans doute la pire des morsures, alors on se tait. On se tait et on se cache. Les gestes qu’on ferait seraient vains, sans échos.
    Que quelqu’un puisse voir à travers d’autres yeux, entendre à travers d’autres oreilles, sentir à travers d’autres corps blessés à force d’être commandés de travers et dise juste qu’il comprend, serait une étincelle dans la grisaille des jours qui se suivent, tous identiques, sans odeur et sans saveur.
    Comprendre, compatir, communiquer, ces verbes qui impliquent un échange, sont les clés que personne ne prétend détenir.
    Mon message n’est pas un appel, je ne l’ai écrit que pour dire que ma porte est ouverte, toujours, car le hasard peut faire que quelqu’un entre.

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