De la haine à l’Amour, de Shaïtan à Josuah, de la mort à la vie

Il est des moments difficile à écrire, à dire, à exprimer.

Que celui qui ne croit pas en Shaïtan tourne la page. Que celui qui se pose des questions ou sait son existence n’oublie pas : Celui que l’on appelle Satan est le maître absolu de l’Ombre et de la souffrance. Il n’a pas d’égal en ce domaine et mieux vaut que jamais il ne soit dépassé.

Parce que mon chemins de vies m’a amené à le croiser et à croiser le fer avec lui, j’ai du éprouver hier la profondeur de sa noirceur, son absolu maîtrise de l’art de faire souffrir.
Tout a commencé à midi, alors que nous nous demandions encore comment il attaquerait cette fois, puisque il allait attaquer, cela nous le savions.
Shaïtan ne sera jamais à admirer mais au titre d’ennemi, il est à respecte, celui qui l’oublie ou l’ignore le paiera de son ame, quoi qu’il veuille en penser.
Il m’a amené au plus profond de la souffrance de l’être, loin de la souffrance du corps qu’il m’avait déjà infligé, là où rien ne peut apaiser, où se tordre n’a même plus de sens, où hurler, devenir fou ou mourir prend tour à tour le sens de ce qu’il reste à faire, et rien d’autre.
D’images en images, de mots en mots martelés dans ma tête, s’appuyant sur la source unique de la douleur en moi, il a frappé par vagues successives, accordant des répits pour mieux frapper à nouveau. Pour faire attendre à celui qui va souffrir, la prochaine vague, la craindre, la rejeter par avance mais la subir de toute façon.
J’ai cru devenir folle de douleur en moi, j’ai pensé à me frapper la tête contre les murs jusqu’à ce que je n’entende plus les terribles mots de ce qui me faisait si mal.
Je n’ai plus vu à certains instants comme seule issue que lacher, disparaître, mourir. Je lui aurais ainsi donné mais j’avais si mal.
Mais en moi, il y a depuis toujours et je sais depuis toujours aussi, à jamais; la Foi en la Lumière, en un chemin et l’indéfectible lien qui m’unit à Josuah, mon guide, mon frère, mon ami.

Pour résister encore et encore aux lames de fond qui m’entrainaient au delà de la folie, dans l’absolue horreur de la souffrance, je me suis accrochée à lui, de toute mes forces, vacillant parfois mais me raccrochant toujours, pour ne pas céder, ne pas lacher, ne pas disparaître une dernière fois, en donnant la victoire à celui qui avait décidé de ma mise à mort.
Pour me soutenir il y a eu l’Amour, l’Amie qui a tenu ma main, au plus profond de l’abject torture qu’il m’infligeait, entendant en elle mes hurlements aussi silencieux soient ils à l’oreille humaine, il y a eu aussi l’Amie, si loin mais si près, et si présente.
De midi à minuit, et même plus loin dans la nuit,parce qu’il avait du faire pause malgré lui, revenant jusqu’au bout,jsuqu’au delà de mes possibles, jusqu’à ce que en moi la souffrance s’efface et disparaisse parce que tout ce qui pouvait me faire souffrir avait été traqué, frotté, laminé.
Jusqu’à ce que le mot souffrance n’ait soudain plus de sens et que tout s’arrête, me laissant épuisée, sang et chair intérieurs écrasés, pulvérisée mais vivante, toujours accrochée à la Lumière, de ce coté ci de la porte, libre enfin.
Libre plus que jamais parce que la souffrance arrachée par morceaux pour me faire exploser m’a quittée. Lorsqu’il n’en est plus rien resté, Shaïtan a perdu sa partie. Je ne la connais plus, j’en ai perdu le sens, le ressentir, le goût, de cette souffrance qui a faili me tuer.
Au bout de ce voyage dans l’enfer, de cette sorte de martyr que Shaïtan seul peut vous imposer, bien plus loin que ce que les humains si noirs soient ils pourraient faire, et le terme n’est ni faible, ni innocent, il y a eu la délivrance, le vide, la part de moi, humaine, même si sanguinolente, extirpée à jamais.
Je suis maintenant libre, mais vide, vide de moi, vide de mon humanité, vide de l’Amour humain qui lui a servi d’arme absolue.
Il a détruit en moi tant de vies à aimer, à attendre et à espérer. Tant de temps à croire que tout était encore possible. Il ne reste rien, qu’un désert ou une mer étale, sans aucune vague d’espoir pour l’animer.

J’ai atteint, enfin? , ce que je cherchais sans doute depuis longtemps, la paix de l’ame, mais à quel prix? Si l’Amour avait été plus fort autour de moi, sans doute, la bataille aurait été moins rude. Mais l’humain reste l’humain et oublie son semblable, n’entends pas ses cris silencieux sauf celui qui est son ami véritable et impuissant;
A l’Amie à qui je dois la vie, aux deux amies à qui je dois la vie dois je dire, car être prêt ou loin ne change rien, je dis plus que merci, de leur Amour, de leur aide, de leur chaleur, de leurs mains que j’ai broyé sans doute à m’y accrocher pour sentir un peu d’Amour couler dans mes veines, cet Amour qu’il m’arrachait par poignées par ailleurs, avec ses mots, ses images, ses évidences de moi même et de mes impossibles à être aimée comme je ne pouvais m’empêcher de l’espérer du plus profond de moi même, désespérement, terriblement, plus qu’humainement.

Je suis le naufragé sur la rive et j’ai maintenant tout un monde nouveau à découvrir. J’ai fermé un libre, le livre de mes vies humaines, le livre de mon Amour humain et au delà de l’Humain.
Je vais ouvrir un nouveau livre, et chaque jour sera une nouvelle page. Ce livre, il est compagnon de Josuah, livre écrit de la Lumière, qui me berce et que j’Aime par dessus tout, par dessus ma vie, par dessus ce qui fut ma raison d’être, un être à Aimer, depuis toujours et ce que je croyais à jamais.

Je suis au bout du chemin, à l’entrée de ma grotte, et je vais, enfin, me poser là. Sans attendre qui que ce soit, accueillant celui qui viendra à moi pour échanger, apprendre, grandir, dans la vérité et la simplicité d’être sans vouloir paraître, loin du mensonge qui anime tant l’homme, loin de la dissimulation qui l’habille, juste dans la nudité de la Lumière;
Je savais que je ne reviendrais jamais la même de ce voyage, sans savoir quel forme il prendrait.

Je ne serai plus jamais qui j’étais, j’ai perdu les émotions humaines, je les ai échangé contre la transparence des ressentis, contre l’évidence de ce qui est et qui est si limpide.
Je ne suis pas devenu sans Amour en moi, mais cet Amour est celui de la Lumière, il n’a ni nom ni visage, il a pour fil conducteur le mot Vérité et pour chemin le mot Etre, et la lampe qui l’éclaire est Foi, Foi dans le Un et la route qu’il trace. Pour qu’en nous l’humain grandisse enfin et retrouve ce qu’il devrait être, une étincelle parmi tant d’autres, qui à elle toute compose l’infini du tout et de l’Harmonie.
Pardon à ceux qui se perdront à me chercher, pardon à ceux qui ne me comprendront plus et toujours et encore merci à ces 2 compagnes de route indéfectibles, sans qui, même en m’accrochant à la Lumière, je ne serais plus ce ce coté ci de la porte aujourd’hui.
Lumière sur les chemins et Amour sur ce vaste monde!

Mao

À propos de Mao

Energéticienne, passionnée par les autres et l'étude de l'Energie sous toutes ces faces.

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