L’incompréhensible et insoutenable violence

La définition suivante ouvre la porte sur un paysage que nous avons sans doute besoin de comprendre :

« Les dictionnaires contemporains définissent la violence comme un état, une force intense et souvent destructrice : violence de la tempête, d’un choc, d’un caractère, d’une passion…Par extension, la violence désigne une outrance, une vigueur excessive : la violence d’une expression.

La violence est aussi un fait, caractérisé par l’abus de la force, dans le but de contraindre quelqu’un contre sa volonté. Elle s’oppose à la conciliation et au dialogue – faire violence à quelqu’un – et donc au droit.

Le mot violence a ainsi la particularité de désigner à la fois une manière d’être, une action et la valeur qui s’y rattache : l’intensité et l’usage de la force ainsi que le dommage causé à autrui. C’est dire si la violence se caractérise plus facilement qu’elle ne se définit… »

Sans doute parce qu’elle s’oppose au dialogue, qu’elle a pour but de contraindre l’autre, physiquement mais aussi moralement. Elle veut donc priver du droit d’Etre, du droit d’Exister en tant qu’individu à part entière, d’égal valeur à celui qui l’exerce.

En celà, pour celui qui n’est pas violent, qui ne comprend pas ce mode de fonctionnement, elle est intolérable, car elle l’envoie dans un monde totalement inconnu, un monde odnt il n’a pas les codes de fonctionnement, comme la boule du flipper, perdue dans les secousses, renvoyée sans fin d’un mur à un autre, jusqu’à tomber dans l’oubli de la perte de ses propres repères.

La violence peut mener au suicide ou à la folie. Orchestrée, manoeuvrée, distillée, elle enferme dans une prison qui semble sans issue et il faut immensément de volonté à celui qui la subit pour briser les chaines qui l’entravent à son persecuteur.

Car celui qui exerce la violence ne s’arrête pas pour épargner l’autre, meme s’il fait survivre sa proie, comme un jouet vivant que l’on garde encore un peu pour le détruire lentement, son but est la destruction de l’autre en tant qu’etre à part entière.

Le réduire en esclavage n’est jamais suffisant dans la violence, esclavage car celui qui ne peut défendre son intégrité, quelqu’elle soit, est esclave de son bourreau.

Le but est la destruction pure et simple de ce autre qui pour une raison souvent ignorée le dérange. Peut etre, et meme assez souvent, parce qu’il agit comme un miroir, intolérable vision de soi, insupportable image de ce « Moi » de l’Ego de celui qui ne peut accepter d’être contesté ou saisi dans ce qui lui semble à lui aussi de sombres intentions.
La violence ne peut etre liée à l’Amour car l’Amour est Vie et la violence est Mort.
Et elle s’exerce beaucoup dans la relation affective.

Au delà du fait divers du massacre de l’inconnu, il y a le fait que cet inconnu rappelle quelque chose de connu justement.

Et lorsque le lien existe, lorsqu’il est amoureux même, la violence peut s’exercer dans toute son horreur. Car celui qui Aime ne va pas pouvoir penser que l’objet de ses sentiments les plus purs soient ce qui lui semblerait par ailleurs un monstre froid.

Peut etre est ce une part de la violence que ceci, car souvent le violent alterne la caresse et le fouet, ce qui entraine la plus ou moins lente perte de repere et les tentatives desepérées pour comprendre et se faire comprendre, de cet autre qui lui n’entend rien et ne veut surtout rien entendre, car pour lui la « pitié » serait un « cadeau » qu’il se refuse à faire, on ne peut détruire en soignant la vie.

Amitié et Lumière!
Mao

À propos de Mao

Energéticienne, passionnée par les autres et l'étude de l'Energie sous toutes ces faces.

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