Oublier l’orgueil et notre désir d’être pour retrouver « le Royaume qui est en nous »

Longtemps j’ai cherché à comprendre mes semblables. Je me suis torturée la tête pour essayer de leur faire entendre qu’il ne servait à rien de se battre contre nos moulins à vent. Que bien plus porteur pour soi était de lâcher prise, de regarder autour de soi, découvrir l’Autre, qui est un simple miroir de nous même, de nous demander pourquoi nous voulons toujours paraitre et enfin, devenir quelqu’un plutot que d’etre tout simplement.

A quoi cela sert de ne pas vouloir voir ce qui ne va pas en nous? Bien sur, il nous faut nettoyer gratter, libérer tout ce qui dans notre vécu, notre enfance, notre éducation nous a fait souffrir et nous sommes nombreux, si nombreux dans ce cas, que cela soit le fait d’une attitude égoïste, volontaire ou de l’inconscience de la part de nos familles d’origine.

Mais ensuite, il nous faut aussi nous regarder sans complaisance et démonter les mécanismes que nous avons mis en place et qui « pourrissent » aussi bien notre vie que notre relation à l’Autre.

Qui est donc cet Autre qui nous dérange tant? A qui nous passons notre vie à nous comparer vers le bas ou vers le haut. A qui nous pouvons chercher tant à ressembler ou à fuir.

Il n’est qu’une autre goutte d’eau de l’immense océan qu’est le Un. Il a été créé comme nous  à l’image d’un créateur rempli d’Amour et qui a fait les êtres que nous sommes à « son image ». Tous ceux qui approchent l’Energie et les sciences ou pratiques qui parsèment son chemin finissent par rencontrer une évidence, nous sommes bien plus que de la simple matière organique, née de rencontres hasardeuses de molécules terrestres et spatiales.

Il y a en nous un noyau, petit et si solide, qui nous suit de vies en vies, qui nous relie de nous à nous et à l’infiniment grand qui nous dépasse.

Ce noyau, notre « ame », notre « essence » c’est ce Royaume qui est en nous, à l’image de Celui qui nous a créé.

Et comme les gouttes d’eau dans l’océan qui ont toutes la même importance, la même valeur pour que l’océan soit, nous avons tous même valeur dans l’Océan de vie qu’Il a créé. Ni moins, ni plus que cet « Autre » en face de nous.

Alors pour retrouver ce royaume, comprendre que nous sommes uniques, bien sur, mais que nous avons autant d’importance que n’importe quel être vivant ici ou ailleurs, pour prendre conscience de la magnificence de ce que nous sommes, il nous faut ouvrir les yeux et regarder tous ces autres autour de nous. Il nous faut les considérer comme des autres nous même et leur accorder la même valeur que celle que nous souhaitons nous voir accorder.

« Aime ton prochain comme toi même! » Il y a bien plus de sens qu’on ne sait le percevoir dans cette simple injonction. Elle dit tout de nous, elle nous explique tout. Elle est la clef qui ouvre la porte à notre plénitude. Parce que lorsque nous aurons ouvert la porte, il n’y aura plus de regrets, plus de jalousie, plus d’orgueil stupide et insensé, il n’y aura plus de désir d’être, de vouloir devenir, de regrets de ne pas … Il y aura notre conscience de la valeur immense que l’on nous donne bien au delà de nos petits esprits humains.

Notre chemin ne s’arrête pas au bout de 70 ou 127 ans de vie de chair. Il n’a pas commencé lors de notre premier cri. Notre chemin commence bien avant et va bien plus loin. Il est celui de l’Ulysse du poète Du Bellay, qui après un long voyage, est reparti vivre entre les siens.

C’est en comprenant notre valeur « divine », notre place au sein de « Ce Qui Est », la même place que celui qui se tient face ou à coté de nous, que nous pourrons au bout de cette vie, qui sait, si nous le souhaitons, rejoindre le grand Tout, le Un, notre Origine, comme l’enfant prodigue rejoint les bras du père lorsqu’il a compris que tous les trésors après lesquels il courrait sont vains et inutiles.

Cela s’appelle la Foi. Celà demande le Lâcher Prise. Cela s’apprend, se travaille, se cultive. Cela demande le courage d’aller voir en nous où ça fait mal. Mais de toute façon, ne pas aller voir, c’est continuer à souffrir dans l’Ombre avec la peur de cette ombre qui nous habite, alors…

Alors, ce courage, qui nous semble si grand, cette douleur dont parfois nous pensons ne pas voir le bout, c’est un beau voyage pour être enfin, arrivé au bout, un humain libre et heureux. Libre de lui et de ses faux semblants, heureux d’avoir le coeur si grand et si ouvert que tout l’univers ne suffirait pas à le contenir.

Plein de Lumière et d’Amour pour entamer ce grand voyage, je fais partie de ces humains qui aident ceux qui le souhaitent à l’accomplir le mieux possible.

Si vous avez besoin et si vous pensez que je peux le faire avec vous, pour vous, n’hésitez pas, ouvrir les yeux sur l’Autre et le voir, c’est découvrir qu’il est si simple de lui tendre la main.

Amitié et Lumière!
Mao

À propos de Mao

Energéticienne, passionnée par les autres et l'étude de l'Energie sous toutes ces faces.

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Une réponse à “Oublier l’orgueil et notre désir d’être pour retrouver « le Royaume qui est en nous »”

  1. sandra Dit :

    Tu dis: Qui est donc cet Autre qui nous dérange tant? A qui nous passons notre vie à nous comparer vers le bas ou vers le haut. A qui nous pouvons chercher tant à ressembler ou à fuir.
    Question: dans le texte il me semble qu’il y a l’Autre dont tu parles, l’Autre qui est en nous, que nous avons fabriqué, pour ressembler, pour nous protéger peut-être aussi de ce qui était la demande des AUtres.
    Et là justement ma question: l’Autre, et les Autres – ou l’Autre face à nous – en fait, un peu embrouillée: cet autre en nous miroir sans doute, mais de ce que nous ne sommes pas alors ? En partie tout du moins. Donc miroir des Autres qui nous ont éduqués?
    Mais comment être certain de n epas se tromper d’Autre? Le mien, qui est moi avec qui il faut que je mette certaines choses sur le tapis ou l’Autre qui n’est pas moi, mais juste (si on peut dire juste) celui de l’Autre être.
    Car finalement si nous avons tous la même valeur (et je n’en doute en aucune façon), c’est le libre arbitre et notre face à face avec l’Autre qui fait ce que nous sommes ensuite, non?
    Mon Dieu, que de réflexions!
    Et autre chose: pourquoi est ce si mal vu de considérer les animaux comme des Autres aussi?

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