Le bonheur c’est quoi?

Un sondage, c’est la saison, a atterri dans ma boite mail. Il cherchait à prendre le vent de l’état d’ame des Français.

Et il y avait la question du bonheur, se sent on heureux, épanoui.

La refléxion est née. C’est quoi être heureux? Pourquoi coure t’on après le bonheur? Pourquoi nous semble t’il tant qu’il est si fragile?

Je fais partie de ceux qui ont vu leur vie se faire et se défaire plusieurs fois au cours des années.

Jusqu’à croire un jour avoir trouvé enfin le bonheur parfait (?). Lorsque tout va bien dans tous les domaines, lorsque votre job vous épanouit, lorsque chez vous il y a quelqu’un dans les bras duquel vous pouvez vous nicher et lâcher toute les tensions bien à l’abri, lorsque les soucis du quotidien ne sont plus là..

Et puis un jour tout s’écroule, les bras se ferment et disparaissent, le job s’effondre, les soucis du quotidien deviennent montagne. Pourquoi est ce si difficile à vivre, à supporter, surmonter?

Parce que c’est le rêve que nous poursuivions depuis presque toujours, tout simplement.

Ceux qui n’ont pas manqué d’amour ne pensent pas que ça peut manquer dans leur vie, ils ne le cherchent pas désesperement ou presque. Ils n’en rêvent pas comme d’un Graal, un trésor, inconnu, merveilleux, magique.  C’est ceux à qui il a manqué cette vraie tendresse, cette protection, ce bien être qui pensent que sans lui la vie n’est pas ou presque.

Comment vivre sans amour ? Puisqu’il demeure la clef pour nous du Bonheur?

En regardant le bonheur autrement, je pourrais dire tout simplement, même si c’est pour nous humains bien compliqué.

Il y a une phrase dans une prière célèbre, le « Notre Père » chrétien qui dit « Donne nous notre pain de ce jour ». Bien sur, le pain qui va nourrir nos corps, mais on oublie le pain qui va nourrir nos âmes.

Et c’est le chaque jour qui compte le plus. Le bonheur au bout de ma longue réflexion, ce n’est plus ce rêve de l’autre et du confort douillet qui nous enroberait comme un bébé bien à l’abri, c’est ce qui peut chaque jour me faire sourire, m’émerveiller, me surprendre.

Le bonheur c’est ne plus l’attendre, ne plus l’imaginer, accepter d’y renoncer peut être. Parce que le voir autrement, c’est la clef pour ne plus souffrir du manque.

Pas un succédané, un ersatz de bonheur, non, loin de là. Une autre vision du monde et de soi. Je n’attends plus rien, je ne regarde plus au coin de la rue si deux bras viendront vers moi, pour le quotidien difficile, j’ai déjà cessé de me poser la question, je fais confiance à la Lumière pour veiller sur ma petite tribu.

Parce que je ne regarde plus devant moi, je suis ouverte à ce qui est, à ce qui nait devant mes yeux.

Et je cesse, sans aucun doute, quelque part, de fermer la porte à l’avenir. Attendre, c’est désespérer, c’est cesser de croire. Croire en quoi? En rien et en tout, lâcher prise, se laisser porter.

Qu’est ce que je fais sur cette petite planète? Combien d’années à passer, à attendre que rien ne se passe?

C’est la mentalité, l’esprit à changer radicalement. Faire place nette de nos croyances humaines, ouvrir notre âme, nos yeux, notre coeur.

Apprendre la Paix que procure le Lâcher Prise, là où le mot « attendre », « espérer » n’a plus de sens parce que ce qui doit être sera et que nous l’ignorons. Se poser dans le présent et faire le vide.

La vacuité? Peut être. Pas le renoncement, mais cesser de se torturer la tête et l’âme. De toute façon, ça ne sert à rien, juste à se faire mal.

Suis je fataliste? Pas au sens négatif du terme, mais le chemin choisi, le chemin que j’ai à franchir se fera de toute façon. Et pourquoi serait il de larmes? La Lumière, à laquelle ma Foi me lie profondément, ne punit pas aux larmes, n’abandonne pas à la tristesse. C’est nous qui le faisons, par notre libre arbitre, notre oubli de cette immensité dans laquelle nous prenons place et qui par son infini, nous dépasse.

Il en faut sans doute du courage pour renoncer à croire et attendre. Comme pour faire un grand saut qui nous relie à une terre nouvelle. Mais lorsque avant ce grand saut, tout devient sombre ou gris, alors, ce courage ne peut être que porteur de lendemains qui chantent.

Le Bonheur mode d’emploi? C’est de ne pas le voir comme la plus belle des choses, c’est peut etre l’oublier, arrêter de le savourer quand nous croyons l’avoir trouvé. Le Bonheur est un mot, une illusion sans doute, il n’est que l’expression de la satisfaction d’un manque.

Le Bonheur, c’est être, comme un enfant, ouvrir les yeux comme lui et sans chercher, voir, tout autour de nous, ce qui est beau et pas la laideur.

Le Bonheur, c’est retrouver cette âme d’enfant qui ne pense pas à demain parce qu’il ignore ce que c’est et ce que ça veut dire.

Heureux les simples d’esprit, le Royaume des cieux leur est ouvert.. le Bonheur aussi.

Amitié et Lumière!
Mao

 

À propos de Mao

Energéticienne, passionnée par les autres et l'étude de l'Energie sous toutes ces faces.

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Une réponse à “Le bonheur c’est quoi?”

  1. sandra Dit :

    Ce soir, mon grand m’a posé cette question, d’une autre façon, mais finalement cela revenait à la même: la réponse est venue toute seule.
    Le bonheur, c’est quand l’esprit bat à l’unisson avec le coeur.
    En fait, oui, je crois que c’est cela.

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