Besoin de reconnaissance, susceptibilité et vision sombre de l’Autre

 

Ce billet est né d’un commentaire, un tout petit commentaire.

Je ne valide pas toujours de suite les commentaires, parfois certains ont été déposés plus d’un mois avant, mais le temps est une variable peu élastique dans une vie déjà bien remplie.

Ils arrivent que ceux qui les laissent pensent que je les aie effacé puisque le lendemain,  voire quelques heures après, ils ne les voient pas appara$itre.

Et ils arrivent que fachés ils m’envoient un autre commentaire me le reprochant, parfois avec un avis sur ma personne, tranché et loin d’être ouvert.

C’est ce genre de remarque sans réel fondement qui me fait rebondir aujourd’hui. Merci à la personne qui en est à l’origine. Je ne pense pas que son intention était amicale mais dans toute chose en apparence négative il y a un positif à trouver.

Déposer un commentaire, laisser un avis, c’est s’exprimer et souvent c’est une manière de se montrer au monde. Pourquoi le fait on?

Parce que l’on réagit à quelque chose qui nous touche? Sans doute. Mais alors pourquoi l’impression de ne pas avoir été entendu blesse t’il? La colère cache la douleur… toujours. Quelle douleur se cache donc derrière cette fois ci?

Plongez en vous si vous sentir « zappé » lorsque vous intervenez sur un sujet vous met mal à l’aise, en colère, ou vous blesse directement.

Il y a derrière cela le besoin d’être reconnu, l’enfant qui voudrait qu’on l’entende quand il parle, le signe d’une mauvaise intégration au monde en fait, un gros manque d’amour à la base.

Celui qui se sent très bien dans sa peau, qui n’a pas de problème relationnel avec l’autre ne va pas se dire « on me zappe ».  Il va soit passer à autre chose soit se demander pourquoi, quelles circonstances ont pu faire qu’il soit « zappé » et en trouver des possibles qui n’ont rien à voir avec la valeur qu’on lui accorde.

Notre valeur aux yeux de l’autre, c’est notre valeur à nous même.

Notre susceptibilité c’est le signe extérieur que nous pensons ne pas avoir de valeur pour les autres et donc que nous ne nous sommes pas nous même reconnus cette valeur. Et de là découle cette vision sombre de l’autre, qui ne peut nous apprécier et qui nous nie sans vergogne ou presque.

Comment pourrait il en être autrement? Si nous même ne nous accordons pas notre place en ce monde, comment pouvons nous penser qu’autrui le fera?

Il faut apprendre à s’aimer, à se donner une place, à prendre la sienne, qui est la même que tout un chacun, exactement la même, pour pouvoir enfin être libre et épanoui dans le monde des hommes.

L’humain a bien du chemin à faire pour y parvenir. Ce chemin passe par le travail sur ce qui en lui n’est pas guéri et cela fait mal, si mal, ce qui rend le chemin bien difficile.

Mais si nous ne le faisons pas, nous continuerons à souffrir de ce qui est blessé, encore et encore, et nous nous sentirons encore et encore quantité négligeable aux yeux de l’autre, non reconnu, vexé, blessé, rendant par notre attitude impossible cette découverte de l’autre, notre alter ego, ce miroir de nous même sans lequel, humains que nous sommes, il nous est si difficile de vivre.

Le secret pour vivre au milieu des humains harmonieusement :  s’aimer assez pour ne plus avoir besoin de l’amour de l’autre, ne plus rien attendre de lui, pouvoir se sentir seul sans que cela nous pose souci.

Alors la solitude s’efface et l’autre devient une myriade de mondes à découvrir, à visiter, une ou plusieurs fois selon le plaisir que nous en tirerons.

Il est long le chemin qui  mène à soi, mais c’est celui qui mène aussi à la Lumière!

Plein de Lumière!

Mao

À propos de Mao

Energéticienne, passionnée par les autres et l'étude de l'Energie sous toutes ces faces.

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Une réponse à “Besoin de reconnaissance, susceptibilité et vision sombre de l’Autre”

  1. popo Dit :

    ton article prend tout son sens pr moi aujourdhui… si tu savais, merci pr ta lumiere! popo

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