La maladie, la souffrance qui nous apprennent à nous aimer: la porte vers la Vie

3 février 2014

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Beaucoup diront » bien sur », d’autres diront « sans doute », certains diront « comment ? »

Je viens de traverser une des périodes les plus difficiles de cette existence, j’ai par obstination, négation, plongé mon corps dans l’épuisement et j’en ai payé le prix.

C’est symboliquement le 1er janvier que tout a commencé ou plutot que le passé a pris fin. J’avais tout un tas de projets, tous plus épuisants les uns que les autres,  de quoi envisager l’année qui naissait sous un jour très occupé, persuadée que c’était une nécessité et que la Lumière m’aiderait à « tenir le choc », ma carcasse donnant déjà depuis pas mal de temps des signes de plus en plus alarmants qui disaient « stop, trop c’est trop ».

Ce jour là, mon organisme a signé l’arrêt brutal de la maltraitance, même si je n’avais fait aucun excès pour les fêtes,  par une énorme crise d’intolérance alimentaire. Il a refusé tout apport extérieur. Il n’a plus accepté que je le nourrisse de plus en plus mal, parce que les intolérances se multipliaient et que plutot que de m’occuper pleinement de moi, je devenais chaque jour davantage mono dièten avalant ce qui passait, et donc mangeant de moins en moins varié.

Pendant une interminable semaine,  je n’ai pas pu avaler quoi que ce soit, rien n’était accepté, même pas la moindre goutte d’eau. Mon être faisait le grand ménage, le grand tri. La vésicule, le foie, les riens, les intestins, la rate, le pancréas, plus rien n’acceptait rien.

 

Le 7e jour, enfin, et encore une fois très symboliquement comme la Lumière sait faire, la tempête a cessé, me laissant épuisée sur le rivage de la vie. C’est seulement là que j’ai pu comprendre l’étendue des dégats. J’étais épuisée au plus profond de moi et il n’était pas question, ni pas possible? que je refuse encore  de le voir. J’avais comme référence, le lointain souvenir d’une mononucléose infectieuse et de l’état de faiblesse qu’elle génère et là ce n’était pas mieux.

Un mois a passé, un mois de tatonnements, de peurs de replonger dans l’enfer de cette première semaine de l’année, dans la douleur et le blocage qui fait que l’on ose plus ni manger ni boire même tant la souffrance peut se méler à la maladie. Un mois sans mettre le nez hors de chez moi, dont deux semaines sans pouvoir mettre le pied hors de mon lit pour plus que quelques pas. 

Je me suis enfin posée les bonnes questions, j’ai enfin appris combien je pouvais avoir de l’importance pour moi même, combien je devais en avoir. J’ai fouillé, cherché, trouvé comment me nourrir au delà des mes nombreuses intolérances.

J’ai depuis que je peux rejoindre ma cuisine, commencé à mettre en chantier et en pratique les recettes trouvées. Et j’ai repris le gout de la cuisine, moi qui adorait mettre les mains dans la pâte, plonger dans le matériel des aliments, créer les saveurs et les gouts qui réjouissent les papilles.

Tout un changement de vie en si peu de temps. Finies les courses folles, fini le travail pour aider au delà de sa fatigue, « parce que ça va le faire, jeme reposerai après », fini d’essayer de rendre le cercle carré en jonglant avec le temps et les possibles. Je me suis posée, comme l’oiseau qui arrive enfin sur le rivage après avoir traversé une terrible tempête sur l’océan.

A ce jour, je suis encore extrêmement fragile. Deux jours un peu agités et les nuits au sommeil brisé, aux réveils pendant les rêves reviennent. Je suis sortie de l’épuisement mais je n’ai encore aucune réserve pour la fatigue que tout un chacun peut rencontrer. Mais j’écoute les signes, j’apprends et j’en tiens enfin compte.

Chaque jour, je pense à moi, je n’en ai pas le choix et c’est très bien ainsi. Je dois me nourrir, c’est une obligation pour que mon système digestif ne se rebelle pas. Et donc, je dois trouver comment me nourrir, en prenant en compte mes impossibles, les besoins du corps et la manière de concilier les deux.

Alors chaque jour, tranquillement,  je cherche, je trouve, je transforme une recette qui a des éléments pour convenir, le plus souvent c’est le « sans gluten » ma base et à partir de là, on transforme encore et encore. Et tous les deux jours, parce que quotidiennement, je ne peux encore pas par manque de résistance physique, je cuisine. Je plonge sur le mixeur, le pétrisseur, les légumes, les substituts  naturel, je deviens chimiste, et je fais sortir du four ou de la poele un plat, unique, odoriférant, qui me fera du bienet qui me fera plaisir.

Je fais profiter de mon régime particulier mes proches et les retours de mon ainée qui se sent mieux en mangeant différement est un bel encouragement à poursuivre. De toute façon, je n’ai pas d’autres choix, c’est ça ou mourir de faim ou de mon système digestif qui va finir par trop lacher.

Bien sur, tout n’est pas parfait, et les choses vont du mangeable au pas mal en passant par l’améliorable, mais j’en arriverai au « miam », parce que je suis gourmande et que c’est très bon pour soi et les autres, la gourmandise. J’y cultive mon gout d’aller toujours plus loin dans l’exploration mais je demeure un explorateur qui ne se presse pas et qui ne prend pas un ratage pour autre chose qu’une agréable amélioration à découvrir. Mon esprit qui aime tourner a du pain sur la planche, j’évite ainsi la frustration, sourire.

Dur apprentissage que la Lumière met sur notre chemin. Je lui avais demandé son aide pour avancer, elle m’a répondu « aide toi et le ciel t’aidera ». Et comme je ne voulais pas entendre, elle a laché ma main au dessus du précipice que je narguais consciemment.

Je réapprends à vivre, parce que je réapprends à manger, à me nourrir, à aimer me nourrir, mais aussi parce que j’apprends tout simplement à écouter mon corps, mon être. Et dans cette écoute de soi, j’ai trouvé un sentiment de bien être infini. Je goute à chaque instant de la vie, je trouve dans tout ce que je vois, sens, vis, une source de contentement, de bonheur.

Je fuis le stress, quelqu’il soit.  Je vais me reposer dès qu’il le faut. Je profite bien mieux des miens, et j’ai appris à fermer la porte de mon coin personnel à mes enfants parce que l’Amour que l’on porte aux siens n’est vrai que si on ne force sur rien pour le donner.

J’ai trouvé en eux la force de me battre tout au début et maintenant j’ai envie de leur transmettre cette force tranquille qui en est née.

La maladie, la souffrance ont été les portes de la Vie pour moi aussi, les portes de la plénitude que j’approchais mais ne touchais pas, je me contentais d’en respirer le parfum, trop occupée que j’étais à oublier l’essentiel : Aime ton prochain comme toi même ça veut dire Aime toi comme tu voudrais qu’on t’Aime et qui ne veut pas être profondément Aimé?

A tous ceux qui se reconnaîtront   de ce coté ci, je souhaite plein de belles choses à la sortie du tunnel. A tous ceux qui sse reconnaîtront dans l’avant, je souhaite que ce petit témoignage les aident à peut être n’avoir pas besoin d’aller aussi loin pour stopper la machine à se détruire.

C’est la machine à vivre qu’il faut actionner, parce que la Vie est la Lumière et que la Lumière est Tout.

Amitiés et Lumière!
Mao

 

À propos de Mao

Energéticienne, passionnée par les autres et l'étude de l'Energie sous toutes ces faces.

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2 Réponses à “La maladie, la souffrance qui nous apprennent à nous aimer: la porte vers la Vie”

  1. Mao Dit :

    Merci à vous de vos mots. Plein de Lumière! Mao

  2. Patricia Dit :

    Votre témoignage est très fort. Merci de votre lumière. Patricia

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