Chroniques du passeur d’ames : la terrible empreinte des malédictions

Beaucoup connaissent l’histoire de la malédiction des templiers. Jacques de Mollet, dernier grand maître de l’ordre du temple, au moment  de périr sur le bucher lance une malédiction :

« Pape Clément ! Roi Philippe ! Avant un an, je vous cite à paraître au tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste chatîment ! Maudits ! Maudits ! Tous maudits jusqu’à la treizième génération de vos races ! »

L’histoire dit que la malédiction du grand-maître allait s’avérer exact : Clément V meurt le 20 avril 1314 d’étouffement. Philippe le Bel décède dans la nuit du 26 au 27 novembre 1314 d’un ictus cérébral ; ses trois fils mourront dans les 12 années à venir, sans laisser de descendance mâle, mettant ainsi fin à la lignée des Capétiens directs. »

Pour expliquer le pouvoir des malédictions, je cite volontiers celle ci. Parce que c’est vrai, les malédictions agissent et perdurent. Elles ne touchent pas toujours que celui à qui elles sont lancées, elles peuvent atteindre les descendants pendant des générations.

Ce week-end j’étais dans le Nord, chez les « Chtis » comme on les appelle. Chez ces gens accueillants et chaleureux, le coeur si ouvert qu’ils vous donnent envie de les aider en sachant à peine de quoi ils retourne.

Merci à celles qui se reconnaitront car je sais qu’elles viennent lire ce blog parfois, merci de leur accueil, de leur chaleur, de leur coeur ouvert.

Raconter sans les nommer, sans les faire reconnaitre bien sur l’origine de leur terrible histoire, c’est rendre hommage à leur courage, leur dire combien leur détresse, leur souffrance, leur endurance pendant toutes ces années m’a touchée et combien j’ai d’estime et d’Amitié pour elles.

Lorsque je suis arrivée, nous avons fait le « tour du propriétaire », « l’état des lieux ». Et nous sommes aussi passées par le cimetierre familial. Bien nous en a pris, la clef de tout était là.

C’est sur une tombe, face au portait jauni d’une aieule que le levier sur lequel il fallait appuyer pour parvenir à les libérer définitivement m’a été montré.

Une simple phrase entendue d’outre-tombe « c’est la faute à ma tante tout ça ». Alors j’ai écouté, reliant mes ressentis sur une époque (début du XIXe), une vision, des gens jeunes, un homme, deux femmes, des mots « conscrits, promis » et ce que de l’autre coté du miroir une arrière grand mère me racontait.

On aurait pu écrire une belle histoire qui aurait commencé par « il était une fois deux jeunes gens qui étaient promis l’un à l’autre », mais la fin n’est pas celle des contes de fées, la fin est triste et la suite tragique.

Ils étaient « conscrits » donc nés la même année, se connaissant depuis toujours et puisque les familles pouvaient s’entendre parce que le niveau social était le même, que la dot serait juste et que lui apporterait la sécurité à sa future, ils allaient se fiancer bientot, les choses allaient comme elles le devaient.

Mais, même si ce ne fut pas une vilaine sorcière qui mit fin à cette jolie histoire, elle ne vit jamais les fiancailles et le mariage. Il croisa une autre fille, qui elle, ne sut résister à l’envie de le séduire. En tout bien tout honneur bien sur, respectablement, mais, elle fit tant et si bien, qu’il changea de promise, rien n’étant officiel encore, tout était possible. Elle avait des biens aussi, donc il ne faisait pas mésalliance. Peut être même en avait elle un peu plus, ce qui était encore mieux.

La délaissée, la jeune femme trahie leur en voulut tant qu’elle les maudit. Elle leur souhaita tout le mal du monde, de n’être jamais heureux, qu’ils comprennent eux et leur descendance puisqu’elle n’en aurait pas sans doute (difficile de trouver mari pour une promise délaissée,  marquée du fer rouge de l’humiliation), que les femmes jamais ne soient heureuses et que les hommes paient. Qu’elles le paient cher d’avoir voulu un homme dans leur vie.

Elle n’aura pas le temps dans sa vie de changer son esprit et donc de lever la malédiction. Elle va mourir quelques années plus tard, et en creusant après pour comprendre, j’ai eu la précision que je cherchais : ce n’était pas la guerre qui va l’emporter, ni lui,  je ne sentais pas cela, ce n’est pas la famine, je sentais l’affaiblissment, mais la maladie. Il y eut des épidémies de grippe et de choléra dans les années 1825 à 1830 en France.

Restera la veuve, seule, donc malheureuse et l’homme aura payé. Et des drames vont anéantir la vie des générations suivantes hélas. Dans cette famille on retrouve des décès d’hommes encore jeunes alors qu’ils ont charge de famille, des pertes de biens dues à des raisons qui semblent presque absurdes tant elles sont étranges, tant de morts et tant de souffrances jusqu’à nos jours, trop de drames, beaucoup trop.

Tout cela aurait pu continuer encore bien longtemps si l’un de ces drames, terrible, abomniable,  ne nous avaient amenées à nous rencontrer.

En comparaison du vécu de cette famille, il a fallu si peu pour faire entendre raison à l’ame de celle qui avait maudit. Parfois il faut batailler encore et encore pour faire lacher au mort sa colère, il faut trouver sa faille pour qu’il prenne conscience de ce qu’il a fait, des enfants innocents, des familles déchirées, de ceux qui ne sont pas concernés et qui paient pourtant encore si cher. Mais là, non, même pas. Les trois protagonsites premiers, ou du moins leurs ames, sont repartis très vite « bras dessus-bras dessous », réconciliés.

La voie était ouverte, les choses étaient claires. Il restaient à défaire tout ce qu’avait entrainé cette pensée, ces quelques mots lancés avec l’énergie de la rage et qui avaient été plus destructeurs qu’un fleuve empoisonné. Bien du travail car l’Ombre avait proliférée la dessus, les mauvaises rencontres s’étaient succédées, les sorciers étaient venus, les entraves étaient solides.

Il était plus que temps de rendre aux familles la paix et l’assurance que l’avenir serait enfin paisible, meme si pour certains plus jamais il ne pourrait être radieux. Quand les hommes meurent, c’est souvent les pères mais ça peut être aussi les fils. Et le coeur d’une mère ne pourra jamais guérir de la perte de son enfant.

Ne maudissez jamais, n’oubliez jamais ceci. Non seulement vous seriez bloqué au moment du passage, vous « erreriez » en quelque sorte dans l’au delà, prisonniers de votre malédiction mais vous seriez aussi responsable et coupable des malheurs que vous auriez engendré, et dans lesquels des enfants pourraient souffrir, mourir ou se retrouver orphelins. Lorsque l’ame se rend compte de ce qu’elle a fait, je peux vous assurer que sa souffrance est immense, car il est trop tard pour réparer.

Ne maudissez jamais, quelque soit votre peine, seule l’Ombre la plus épaisse en trouvera satisfaction. Si vous pensez que c’est injuste, demandez à  la justice divine de réparer voire de punir pour vous, elle le fera. Vous sauverez votre ame et vous sauverez des vies.

Plein de Lumière,
Mao

À propos de Mao

Energéticienne, passionnée par les autres et l'étude de l'Energie sous toutes ces faces.

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