Les chroniques du Passeur d’Ames : Tu ne referas pas ta vie !

C’est l’histoire d’un monsieur qui, bien que séparé de sa compagne, lui avait laissé son bien principal, son appartement.

Mais elle ne pouvait plus revenir vivre dedans. Trop de mauvais souvenirs, trop sans doute de sensations désagréables, alors elle a décidé de le vendre.

Qu’elle décision n’avait elle pas osé prendre? Même mort, le monsieur ne l’entendait pas de cette oreille. Il fallait donc lui faire entendre raison.

Je suis entrée dans un appartement hostile. Déjà dans l’ascenseur, je sentais ce mur, cette colère froide qui repoussait.

A l’intérieur, je me suis sentie comme étouffée, envahie par l’eau dans les poumons et dans ma tËte la voix a dit » oui c’est 9a de mourir comme si on se noyait et elle n’était meme pas là pour me tenir la main, elle n’est même pas venue me voir ».

Je ne sais pas quelle maladie avait tué ce monsieur,  mais je sais qu’il est parti avec des « tuyaux » branchés et en s’étouffant, les poumons se remplissant d’eau.
Elle n’était pas venue le voir à l’hopital, elle avait choisi de fermer la porte sur leur échec.

Et il lui en voulait, tellement. Alors l’idée qu’elle vende l’appartement « pour aller faire la belle et se trouver un homme et avoir la belle vie sur mon dos, jamais, elle le vendra pas l’appart », il n’en était pas question, c’était le blocage dans sa tête.

Comment lui faire entendre raison? Il était remonté comme une horloge et têtue comme une bourrique comme le dit l’expression populaire.

Il faut dans ces cas là entamer le dialogue, trouver le point sensible, la comparaison qui va parler.

Il y avait dans l’histoire une personne qui ne méritait pas ca, une personne qui allait payer des pots cassés qui ne lui appartenaient pas, une personne qui avait déjà assez de malheurs sur la tête pour le moment.

Par chance, cette personne m’accompagnait dans la visite. Le « regard » du disparu est tombé sur elle, il a ressenti la tristesse profonde qui l’habitait et il s’est comparé à elle, trahie, malheureuse. Alors pour qu’elle ne patisse pas de ce qu’il considérait comme « la trahison » de son ex, il a laché.
« A une condition : si la personne pour qui je lache prise ne récupère pas sa part, je ne laisserai pas faire ».
L’appartement s’est brusquement allégé, l’air est devenu respirable et il a pu entendre davantage la raison.
Je l’ai vu partir, la veste sur le dos, il faisait beau ce jour là, sautant par la fenêtre en disant « j’ai toujours dit qu’on ne pouvait pas se suicider en se jetant de là, mais on peut s’envoler comme un oiseau non? »

Il est parti aussi fier que de son vivant, se retournant pour un dernier signe de la main, comme un homme meurtri mais debout qui va son chemin.

Il avait un foutu caractère ce monsieur mais sans aucun doute un coeur d’or et je lui rends ainsi ici hommage.

Plein de Lumière
Mao

À propos de Mao

Energéticienne, passionnée par les autres et l'étude de l'Energie sous toutes ces faces.

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