Les chroniques du Passeur d’ames : Terrain miné

31 mai 2014

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Les villes s’étendent, encore et encore. Alors on construit de plus en plus loin, sur des terrains qui sont restés longtemps vides de vie et d’activité.

On implante des centres de loisirs, on crée de très jolis parcours de golf et autour de ces derniers, il devient très appréciable de construire sa demeure. Les lotissements autour des golfs fleurissent. Lieux enchanteurs, calme presque absolu, le paradis en quelque sorte. Sauf que ce paradis là peut aussi être bati sur l’enfer.

C’est par la demande d’un ami à la maison invendable malgré tous ces charmes que j’ai une fois de plus pu confirmer un tel cas. Sa maison est jolie, spacieuse, l’environnement est « de qualité », de bons voisins, la sécurité, et le terrain de golf, au centre, « le havre de paix ». Mais dans le lotissement, les maisons demeurent vides lorsque les occupants partent, les panneaux « à vendre » restent là, misérablement plantés au détour des allées.

La maison en elle même n’avait rien, pas de décedé bloqué là, pas de vengeance mesquine pour « pourrir la vente », tout allait bien. Mais le terrain, tout autour, ce n’était pas la même chose.

Alors nous avons pris la voiture et nous avons tourné, et tourné et tourné encore. Aussi longtemps qu’il a été nécessaire, cherchant l’entrée du golf, épicentre du phénomène, que nous avons fini par trouver… à la fin, comme pour nous confirmer que tout allait enfin bien.

Pendant cette promenade étrange dans les méandres des lotissements, j’ai « vu » des religieux, (mais que faisaient ils là? il n’y avait pas trace de monastère ou autre), j’ai senti l’oppression, l’agressivité, la résistance des esprits négatifs qui tenaient fermement la place pour leur maître, le roi de l’ombre.

Et prisonniers, encerclés, il y avait tous ces pauvres hères qui attendaient la délivrance. Alors il a fallu tirer, comme sur les mailles du filet que l’on veut déchirer, tirer pour arracher, tirer pour créer la breche par laquelle faire passer la Lumière. On a cette sensation de prendre entre ses doigts ce que l’on agrippe et de bander ses forces pour l’emmener, au fur et à mesure que la voiture avançe et s’enfonçe dans ce climat lourd, pesant, sinistre.

J’entendais les cris-hurlements des démons qui transmuttent (qui passe de l’état d’Ombre à l’état de Lumière quand on les détruit), quand ils « grillent » en quelque sorte, j’entendais les plaintes et les appels des prisonniers.

Ne pas lacher, tenir, ne pas laisser se desserrer mes doigts dans l’énergie. Et enfin sentir ce relachement en face, l’ouverture, la maille qui a enfin cassé. Alors ce fut comme pour remonter les filets, trainer derrière la voiture la matière sombre qui composait la nasse, l’emmener dans la Lumière pour qu’elle y disparaisse, toujours sans relache et sentir peu à peu, enfin, les lieux s’éclairer, l’atmosphère s’apaiser.

Et j’ai vu les paysans, les hommes, les femmes, les enfants, jeunes, vieux, se montrer comme au bord du chemin, et attendre un ordre, une indication. Je les ai vu demander l’église, le culte, la bénédiction qui leur permettrait de partir vers leur ciel.

Nous avons quitté un lieu apaisé, heureux où les habitants pourront enfn vendre leur bien et d’autres venir vivre et profiter de ce petit paradis car c’en est un, il faut le reconnaitre. J’ai promis de leur « bruler un cierge » symbole de la prière chrétienne qui pour eux representait alors l’absolue condition pour aller au paradis.

Lorsque je l’ai fait, dans ma petite ville dont l’église a la bonne idée d’être toujours ouverte, j’ai « vu » l’église remplie, bondée, et le reste de la troupe massée dehors sur le trottoir et dans la rue. J’ai vu les visages si heureux, si souriants, si apaisés. J’ai entendu les « merci » et les « Dieu vous bénisse » et je sais qu’ils sont restés là, à attendre les vivants, à attendre surtout la prochaine messe, leur dernière messe.

Notre joli pays comme tant d’autres a vu de si nombreuses batailles, il reste tant de corps sans sépultures, tant d’ames en souffrance que parfois ça peut paraitre sans fin. Mais je me dis que petit à petit, Passeur d’ames après Passeur d’ames, nous faisons avancer leur libération. Le temps pour eux n’existe plus, alors ne doutons pas, ils le seront tous un jour, car la Lumière appartient à tous.

Pour la petite histoire, curieuse comme je le suis, il a fallu que j’aille chercher sur la toile, ce qui s’était passé dans ce lieu. Et bien ma foi, les moines y avait bien leur place, les villages d’antan leur avaient été cedés. Et le secteur a connu bien des batailles au temps de la royauté, ce que j’avais vu prenait bien sens. C’est aussi une manière chez moi de reconnaitre, de rendre hommage à ceux que j’aide, en leur rendant leur histoire.

Je repense à cet énorme travail avec beaucoup de joie, même s’il m’impose un repos plus que nécessaire. On a le coeur en paix d’avoir fait ce qu’il fallait et que l’on a pu faire surtout quand c’est dans et pour la Lumière.

Plein de Lumière à vous!
Mao

À propos de Mao

Energéticienne, passionnée par les autres et l'étude de l'Energie sous toutes ces faces.

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