L’autiste et le fou rire des matins gais…

28 juillet 2014

General

Il ya les matins très difficiles et les matins plus faciles.

Ce matin la problématique presque « vitale », vraiment « presque »  de la maison était la suivante :

Comment déclipser   la partie serpillière du nouveau lave pont magique qui est arrivé il y a quelques jours? Magique parce que pour l’essorage, on appuie sur la pédalette et zou, ca se fait tout seul! Yes.. Paresseuse la tribu, faut pas croire.

Un autiste ça observe, ca retourne dans tous les sens mais s’il n’y a pas de système apparent, ça reste planté là comme une nouille qui veut cuire sans eau et sans casserole.

Donc nous voilà parti sur la toile à la recherche de la solution magique. Il y a surement une bonne ame qui a pensé aux malheureux comme nous.

Merci Saint internet, on a trouvé!!!

Bon jusqu’ici rien d’extraordinaire. Mais qu’est ce qu’elle nous raconte donc Mao ce matin?

Je raconte notre fou rire , on rit beaucoup dans la tribu autiste.

Une simple image expliquait très bien. Et pour la traduire à mon ainée, ce fut simple :
« ah voilà, on maintient, on chtonk, et ca s’enleve.. enfin c’est censer s’enlever ».

Comme je suis particulièrement autiste donc particulièrement maladroite et brise fer,  en fait je tombe toujours sur la faille du système et c’est la catastrophe assurée, je confie  la tache à mes filles en disant « voilà y’a plus qu’à chtonker ».
Réponse spontanée de mon ainée « on va chtonker alors ».

Et soudain, je vous imagine, vous tous que je connais ou pas, assis à notre table, en train d’entendre cette drole de langue.

Nous vous avons tellement bien imaginés, bouches béantes, yeux ronds comme des soucoupes, avec dans la pupille ce petit « gnééé, sont pas un peu graves là? »
que le fou rire est venu, irrépréssible, si bienfaiteur, de ces fou-rires qui font pleurer du bonheur de rire justement.

Eh oui, chez nous, on chtonke, on splashe, on sploushe meme et sans complexe. On fait du rateau et pas du gateau, on cuit du roubignon et pas du bourguignon, on déforme les mots et ceux qui nous cotoient trop longtemps finissent par être atteint du meme mal. Le Prince de Motordu n’a qu’à bien se tenir!

Il vaut mieux nous fuir, c’est contagieux. Si on nous cotoie trop longtemps, à force de comprendre, on finit par adopter nos tics de langage. A l’exterieur, je crains pour vous.. la camisole blanche n’est peut être pas loin.

La tribu a son langage. Autistes, oh oui, mais mine de rien avec moins de difficultés de communication qu’il n’y parait.
On se comprend entre nous c’est sur, peut etre est ce que ca décompresse de nos difficultés avec l’extérieur, peut etre que tout simplement, c’est un détournement de notre difficulté à faire sortir les mots de la bouche..

Si vous voulez un cours de tchonk, splash, et miam (faire le miam, faire la cuisine quoi..) faites signe, y’a peut etre matière à créer un stage? Certains apprennent bien la langue shadock, sourire

Plein de Lumière et de rire et un clin d’oeil à tous les chtonkeurs et autres qui me liront.
Mao

À propos de Mao

Energéticienne, passionnée par les autres et l'étude de l'Energie sous toutes ces faces.

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Une réponse à “L’autiste et le fou rire des matins gais…”

  1. sandra Dit :

    MDR, c’est notre langage aussi. Il y a des jours où seule ma petite famille me comprend; exemple quand je dis qu’il faut clok pour gloups et mamf.
    Ou faire pouet pour que le truc s’arrête.
    Sourire, je suis HEUREUSE de voir que je ne suis pas la seule à parler la chtonkie!

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