Je suis autiste mais je ne suis pas malade, je vous rassure

Merci à la personne qui m’a passé un lien en me demandant ce que j’en pensais.

On y parle de l’autisme comme d’une maladie, qu’il faut guérir bien sur. Et cette fois ci, l’autisme devient une maladie du corps et non plus du cerveau. On a pas fini d’en lire et d’en entendre je pense…

Voici ma réponse, ma reflexion, avec un autre lien vers un petit article que j’ai beaucoup aimé, parce qu’il cite une définition du non autisme vu comme un trouble lui aussi. Et oui pourquoi ne pas être autiste serait il normal?

Bonjour
quelqu’un qui écrit qu’être autiste c’est être malade ne peut être crédible.
C’est une différence de fonctionnement du cerveau, et c’est tout.
On compte un nombre de plus en plus grand d’autistes parce qu’on met dans ce sac tout ce que l’on ne peut mettre ailleurs dès qu’il y a un point commun. L’intersection de « différences » ou « troubles » ne fait pas un « trouble » précis.
Voici un court article, qui est intéressant parce que le « neurotypique » y est décrit comme présentant un trouble lui  aussi, juste à l’opposé de celui des « autistes » (partie en anglais à traduire).
http://tdah-dys-ted.com/2016/01/15/dans-la-peau-dune-aspi-en-boite/
On a mis sur les origines de l’autisme les vaccins, après les mères frigidaires. Les vaccins peuvent sans doute hélas dans certains cas faire se développer des comportements autistiques mais comme le font des maltraitances dans la prime enfance. Pour autant ce ne sont pas des « autistes ».
La génétique est la piste, parce tout part des gènes.
Mais pourquoi vouloir guérir une différence ? Pourquoi refuser de la prendre en compte? Comme il est si difficile d’apprendre le langage des signes à tous des l’enfance plutôt que vouloir appareiller les malentendants par exemple.
L’harmonie ne peut venir de la conformité mais du mélange des particularités.
Ici nous sommes trois autistes aspergers, et une haut potentiel. Nous avons nos rituels, nos manies, et comme nous n’essayons pas de modeler l’autre dans une forme unique de vie de groupe, tout se passe harmonieusement. Ainsi mes enfants parviennent tranquillement à mieux vivre avec des gens différents, dit neurotypiques.
Mais ils gardent leurs particularités qui rendent parfois cette interaction difficile.
Au moins, en restant « dans leur coin », ils ne développent  pas d’agressivité liée à une trop grande promiscuité. Ca rend les autistes pacifiques.
Un monde purement autiste ne serait pas bon, un monde dans lequel chacun peut s’épanouir selon ce qu’il lui convient le mieux est idéal n’est ce pas?
On a pas besoin d’être autiste pour souffrir très jeune de ce que l’on veut vous imposer comme norme.
Si l’on apprend à développer le consensus plutôt que la norme, alors l’autisme comme plein de choses ne seront plus que des élements mineurs comme la couleur des cheveux ou la manière de se vêtir.
Ca s’appelle ouvrir son esprit et devenir tolérant, tout simplement. La route vers un monde meilleur non?
Plein de Lumière!
Mao
Tout plein de Lumière!

Mao

À propos de Mao

Energéticienne, passionnée par les autres et l'étude de l'Energie sous toutes ces faces.

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